Mouvements de réforme

Ibn Roshd (Averroes) 1126-1198Mouvements de réforme dans l'Islam? Cela fait douter beaucoup de nos contemporains: «impossible». Tout est coulé dans du béton, le Coran ainsi que la Charia. Et si déjà: les réformateurs de l'Islam furent tués ou ils durent prendre la fuite

Le FIP constate: L'Islam existe sous des formes différentes et la Charia n'est pas un système juridique clairement défini et codifié. Le message du Coran, transmis par voie orale à son début, eut toujours besoin d'interprétations. Mohammed créa une nouvelle société pour tous les hommes en face de la société tribale et du peuple élu des Juifs. Cela demanda un cadre législatif nouveau. Ainsi vinrent des instructions pour la prise de décision juridique basées sur le consensus des savants, des décisions par analogie et le respect du bien communautaire. Mohammed fut sans doute un créateur d'Etat - mais aussi et surtout un réformateur social.

Dès ses débuts la société islamique fut confrontée aux influences philosophiques de la Grecque antique aux aux idées de domination perses. Le mouvement de la Mu’tazila entreprit avant tout une critique rationnelle de la religion, sans se détourner de celle-ci. Cette critique rationnelle fût vite combattue par l'orthodoxie. Mais ses effets se font sentir jusqu'à nos jours.

La pensée aristotélicienne et platonique nouvelle fut transportée par les Musulmans jusqu'au sud de Italie et en Espagne – une performance culturelle de première importance liée surtout au philosophe Averroës.

Le royaume Osman fut moins ouvert. Mais il était fort du point de vue de se capacités administratives et militaires. Par contre, quand son armée échoua contre la surpuissance occidentale, un mouvement réformateur apparu sur la péninsule arabe. Le Wahhabisme s'orienta de près à la parole coranique après avoir constaté que la défaite était due au fait que le royaume eut quitté ce droit chemin. De nos jours, le Wahhabisme est considéré comme la forma la plus conservatrice de l'Islam.

Mais la confrontation avec l'Ouest apporta aussi des impulsions réformatrices. Celles-ci se rapportaient moins à la religion en soi qu'à des questions de société. La pensée nationaliste fut à la base des renversements en Turquie (Atatürk) et en Iran (dynastie des Pahvlévi), la pensée socialiste en Egypte (frères musulmans) ainsi qu'en Iraq et Syrie (parti Baath). C'est plus tard seulement qu'un renouveau de l'Islam prit place dans ses états.

En ce qui concerne la religion en soi, le rencontre de l'Islam avec le monde moderne montra des efforts de réformation surtout - mais pas uniquement - dans la diaspora. Ces efforts vont d'un transfert du message Coranique sur le monde occidental (le texte verso le contexte) jusqu'à une séparation du noyau du message des adjonctions étrangères. La conviction souvent exprimée est que le message central de l'Islam - la révolution contre des conditions sociales inadmissibles - doit être retrouvé. Mais il reste le fait que des réformateurs sont souvent en danger dans leurs pays d'origine et d'autres cercles culturels traditionalistes.

Le FIP défend les buts réformateurs de l'adaptation de l'Islam aux besoins de la vie sociale moderne, la conformité avec la déclaration des droits de l'homme de l'ONU. En tant que citoyen(ne)s et musulman(e)s nous devons fournir une contribution à la solution des problèmes d'avenir de l'humanité.

Peter Güller

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