Nos positions

Voici nos positions sur des thèmes qui sont discutés, voir tabouisés, dans le monde islamique.

Le FIP aimerait encourager les Musulmans de rompre avec les tabous, de questionner des sources religieuses et traditionnelles et de favoriser un débat interne critique.

Notre but est d’ouvrir la perspective de l’Islam et de favoriser une compréhension de soi des Musulmans basée sur la démocratie et le respect des droits de l’homme.

Il faut procéder à une nouvelle interprétation des sources islamiques à la lumière de la vie moderne afin de fournir aux Musulmans un guide pour leur vie dans le monde moderne. L’Islam doit donner les ressources pour une meilleure vie dans la société plutôt que de la restreindre.

Nous nous considérons comme faisant part du processus de renouvellement de l’Islam en Europe et à l’extérieur et nous sommes convaincus qu’une action pas à pas nous mènera au but.

Nous considérons les textes ci-dessous comme point de départ pour une discussion et nous invitons toutes les personnes intéressées d’y participer.

Mariage forcé

Le FIP se base sur l’article 16, alinéas 1 et 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 :

« 1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.»

La Constitution fédérale du 18 avril 1999 dit dans l’article 14 « Le droit au mariage et à la famille est garanti.»

Le FIP est persuadé que chaque personne a le droit de choisir librement la forme de vie commune entre deux personnes. Pour les Musulmans comme pour tous les citoyens, le mariage est possible seulement à partir de l’âge légal de 18 ans et nécessite le consentement des deux partenaires.

Foulard

Le foulard islamique ne doit pas être porté dans les domaines publics où il pourrait nuire à la neutralité, surtout en ce qui concerne les enseignantes de nos écoles.

Pour toutes les autres personnes par contre, le port du foulard doit être autorisé sur la base de la liberté de l’exercice de la religion. La démographie suisse a changé durant ces dernières décennies. Nous souhaitons que les Suissesses et les Suissesmontrent une certaine ouverture par rapport à des coutumes inhabituelles.

Education égalitaire pour garçons et jeunes filles

Le FIP demande une éducation avec des droits identiques pour garçons et jeunes filles. Des chances d’éducation identiques doivent amener à un développement complet de l’esprit et du corps qui ne doit pas être freiné par une ségrégation.

Imams et mosquées

Les Imams sont les personnes qui guident la prière islamique. En Suisse, ils doivent connaître la situation légale et sociale du pays. Ils doivent parler la langue et être à même de représenter et transmettre l’Islam de façon ouverte et actuelle en respectant l’environnement multiculturel.

Dans une première étape, qui peut être réalisée rapidement, ils doivent être obligés de suivre une formation universitaire supplémentaire, par exemple sous la forme d’un cursus de pédagogie de la religion. De plus, il faudra rendre possible une formation complète d’enseignement de la religion.

Mariages mixtes

Selon la tradition islamique, les femmes Musulmanes n’ont pas le droit d’épouser un homme non-Musulman. C’est une source de conflits importants au sein de leurs familles pour beaucoup de femmes concernées.

Le FIP veut rompre avec ce tabou et lancer un débat à l’intérieur de l’Islam sur la question. Là aussi, nous nous basons base sur l’article 16, alinéas 1 et 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ainsi que sur l’article 14 de la Constitution fédérale qui permet de poser plainte contre cette discrimination sur la base du droit fondamental de la liberté de religion.

Notre objectif est l’acceptation par les Musulmans d’une relation interconfessionnelle entre une Musulmane et un non-Musulman.

Le droit à l’autodétermination de la femme

L’épanouissement social et professionnel des femmes est empêché au «nom de l’Islam».

Basée sur la convention de l’ONU sur «l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes » de 1979, le FIP exigele droit illimité à l’autodétermination des femmes. La Constitution fédérale dit dans l’article 8, alinéa 3 : « L’homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. (…)».

La mutilation génitale de la femme est un délit de lésion corporelle grave et n’est aucunement basé sur la religion Islamique. Le FIP condamne cet acte barbare sur la base de l’article 24 de la Convention de l’ONU de 1989 sur les droits de l’enfant ainsi que de l’article 124 du Code pénal suisse.

Homosexualité

Dans le monde arabo-islamique, des femmes et des hommes homosexuels sont discriminés; malgré le fait que l’homosexualité est un phénomène connu et visible, toléré implicitement dans le passé comme au présent.

La discrimination des homosexuels n’est pas un phénomène purement islamique mais est basé, dans le Judaïsme comme dans le Christianisme, sur les textes sacrés.

Le FIP demande sur la base de droits de l’homme le droit et l’acceptation de l’homosexualité, aussi pour des femmes et des hommes Musulmans, et leur protection contre la discrimination. Nous nous basons sur le ‘Pacte international de l’ONU relatif aux droits civils et politiques’ de 1966, article 26 ainsi que sur la Constitution fédérale, article 8, alinéa 2 : «Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique.»

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